l’albatros

[qui] 4 de agosto de 2016

Do poema que recebi, terça-feira ou quarta-feira, de presente.

e das pesquisas…

Silviano Santiago, em seus Ensaios Antológicos, diz, a propósito de Triste Fim de Policarpo Quaresma: “O romance de Lima Barreto se encontra aqui devidamente delimitado por toda uma postura idealista e idealizante do intelectual, de que é exemplo no século XX o poema L’ALBATROS, de Charles Baudelaire. Esta ave, nas profundezas do azul, plana como um pássaro sublime; no convés do navio, aprisionada pelos marinheiros terríveis, parece um pequeno monstro desengonçado que se enrosca pelas próprias patas gigantescas, incapaz de dar um passo gracioso.”

 

L’albatros – Charles Baudelaire

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher

 

traduções de Delfim Guimarães, Guilherme de Almeida, Onestaldo de Pennafort, Jamil Almansur Haddad, Ivan Junqueira e Fernando Ribeiro

 

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